Le grand bluf de la suppression de l’ISF

Cette suppression par Macron en 2017 devait par la « politique du ruissellement » booster les investissements dans les entreprises et créer ainsi de l’emploi. Or aucune étude n’a prouvé que les heureux bénéficiaires de cette suppression ont réinjecté leur argent dans l’économie productive.

ISF

Pire, ces fortunés imposés par l’ISF qui réduisaient leur impôt en investissant dans le capital des PME grâce à la niche fiscale dite « ISF PME », ces « business angels » fortunés ont disparu du marché. Car il leur est plus facile aujourd’hui de s’enrichir en investissant dans une start-up, en plaçant dans une assurance-vie, des obligations ou emprunts d’Etat…beaucoup moins risqués. Et cela est confirmé par plusieurs agences de notation, par des économistes , conseils en gestion pas spécialement anti-libéraux .

Pour les finances de l’Etat, le remplacement de l’ISF par l’impôt sur le patrimoine, c’est une diminution de rentrée financière de 5 milliards à 1, 5 milliards d’€. Et un effet pervers se manifeste aussi sur les dons aux Fondations ou ONG agréées : en 2018, leur manque à gagner serait de 150 millions.

Après les syndicats, les opposants de la vraie gauche écologiste, les « gilets jaunes » demandent, entre autres, le retour de l’ISF : rien ne serait plus équitable et populaire. Macron lâchera-t-il , lui, le « président des riches »?

Pourtant, le retour de l’ISF est demandé par une majorité de français comme le démontre l’enquête de journalistes du MONDE dans les cahiers de doléances d’une soixantaine de communes du Finistère : les citoyens dénoncent, entre autres, l’injustice fiscale et réclament le rétablissement de l’ISF.

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