La cohésion sociale

TOLERANCE, SOLIDARITE,  FRATERNITE AU COEUR DE LA COHESION SOCIALE
Favoriser le partage et l’échange entre les générations et les communautés

 Nous constatons que la « fragilisation sociale » est grandissante, avec un taux de chômage en juin 2013 de plus de 7.5 pour cent. Toutes ces personnes et familles en situation précaire doivent pouvoir trouver les soutiens nécessaires pour à la fois mieux vivre et s’en sortir. Là encore, une synergie solide et pérenne doit s’établir entre les services sociaux, les associations caritatives – humanitaires actives et tous les acteurs de terrain.

Dans les communes du bocage et à Bressuire vivent aujourd’hui des français et des étrangers aux origines et cultures différentes. Cette mixité illustre bien que le « Vivre Ensemble » est une réalité. Pour que cette réalité soit vécue pleinement par tous, il est nécessaire de renforcer les initiatives diverses déjà en cours. Ce défi doit se concrétiser par un partenariat ouvert et actif entre les services de la ville et le secteur associatif.

Tolérance, solidarité et fraternité sont donc bien au cœur du « Mieux vivre ensemble à Bressuire ».

Une initiative innovante : le « pass GB » :

Déjà proposé par Elan Citoyen en 2002 mais toujours refusé, il consiste à doter chaque personne ou famille d’une carte unique et personnalisée donnant droit à gratuité ou réductions pour les services offerts à la population.

Établi par le CCAS , guichet unique, à partir des revenus ou du quotient familial, ce « Pass » serait mis à jour au moins chaque année ou en fonction de l’évolution de la situation constatée. Il centralisera, entre autres, les demandes d’accès aux associations caritatives.

 Bien au-delà de ces secours d’urgence, ce « Pass » facilitera l’accès aux restaurants scolaires et loisirs éducatifs des enfants ; mais aussi aux bibliothèques, transports publics communautaires, aux spectacles culturels … En collaboration avec les clubs sportifs et de loisirs.
Cette innovation favorisera ainsi  l’intégration par la mixité sociale et répondra au mieux à notre souhait d’égalité sociale. 

Pour la petite enfance et l’enfance :

  • Proposer et/ou soutenir tous les projets innovants de mode d’accueil pour les jeunes enfants  en favorisant les pratiques collectives, notamment dans les communes associées

  • Augmenter le nombre de places dans les différents modes d’accueil collectif

  • Adapter des solutions aux besoins évolutifs des gardes d’enfants comme les horaires décalés des parents.

  • Projets « passerelles » :développer les moments d’échange entre les écoles et les structures petite enfance

  • Rythmes de l’enfant : établir un véritable projet éducatif épanouissant pour les enfants, en partenariat avec enseignants, les parents et les associations, pour réussir la réforme et aller au-delà des modalités d’accueil déjà mises en place

  • Penser la question de l’enfance dans sa globalité : modes de garde, école, réforme des rythmes scolaires, accueil des enfants avant et après la classe, organisation des loisirs pendant les vacances, accompagnement à la parentalité, transports, alimentation, …

Pour la jeunesse :

  • La « Grange », avec le Point Info Jeunesse, doit renforcer ses moyens pour l’accompagnement des jeunes. Elle doit aussi continuer et renforcer l’accès à toutes les activités culturelles et sportives du territoire bressuirais. Organiser un « Conseil des jeunes » qui sera élu et non plus « choisi ».

  • Mettre en place un appel à projets auprès des acteurs locaux de la jeunesse et des jeunes en direct pour organiser ou soutenir des activités et animations au bénéfice de la jeunesse, selon un cahier des charges

  • Créer un fonds « projets jeunes » pour soutenir ces initiatives portées par les jeunes (animations, événements, découvertes, projets de groupe ou individuel).

  • Remplacer la triste fresque du Parking Carnot par un « mur d’expression libre » permettant à la culture urbaine de vivre au cœur de la ville.

  • Augmenter le nombre de logements adaptés aux besoins des jeunes travailleurs, favorisant ainsi leur accès à l’autonomie (Communauté d’agglo)

Culture et sports :

  • L ‘accès à la culture et au sport pour tous, sera facilité par le « Pass GB » et les relais sociaux. La culture « se déplacera » pour aller à la rencontre des habitants, notamment dans les communes associées

  • La création d’une ludothèque municipale à vocation de cohésion sociale répondra à un besoin impérieux comme cela se pratique dans d’autres villes.

  • Le soutien aux pratiques culturelles amateurs (théâtre, musique, danse, etc) doit être renforcé, en particulier dans les communes associées.

  • Fédérer les acteurs et ressources existants sur le territoire (théâtre, médiathèque, spectacle vivant dont la musique contemporaine, la culture urbaine, tissu associatif, etc)

  • Les associations continueront à être soutenues financièrement ou matériellement, selon des critères précis et conjointement établis

Ouverture sur le monde : 

  • Les diversités culturelles au sein de la population sont à explorer et faire connaître car elles sont un atout : le Centre Socio-Culturel a déjà initié des animations mahoraise, africaine, sahraouie… Il est important d’aller plus loin en y associant d’autres communautés. Envisager une « grande fête des cultures du monde présentes sur le Bressuirais» .

  • Les jumelages offrent déjà une ouverture sur les huit pays avec lesquels Bressuire , au cours des années, a tissé des liens d’amitié. Il s’agira d’y associer plus directement la jeunesse en proposant des initiatives sportives, culturelles ou autres en partenariat avec « La Grange » et le « conseil des Jeunes ».

  • Sur ce sujet également, il sera essentiel de fédérer les acteurs locaux et notamment les associations humanitaires, culturelles, etc, du territoire

  • Imaginer une nouvelle manière de commémorer le 14 juillet en réaffirmant les principes de la citoyenneté laïque républicaine : Liberté, Égalité, Fraternité.

Action sociale :

  • Orienter la restauration municipale vers de vrais plats cuisinés à partir de produits locaux et en priorisant les repas biologiques. C’est un enjeu social certes mais aussi économique qui dynamisera une agriculture saine et de qualité localement. Cette restauration concernera bien entendu en 1er lieu les écoles.

  • Combler le manque de résidences d’accueil en centre ville pour des personnes âgées à faibles ressources, encore autonomes mais souhaitant plus de sécurité (rappelons que le projet privé de village-résidence à la Baritauderie soutenu par le maire a échoué) . Faciliter et soutenir des projets alternatifs comme la « maison de babayagas » (logeant plusieurs personnes solidaires). La commune, la communauté d’agglomération et Habitat Nord Deux-Sèvres doivent tout mettre en œuvre pour proposer pour une offre variée de résidences à nos anciens. Il y a urgence !

  • Réfléchir à une possible réhabilitation de l’Hôpital actuel pour répondre à ces besoins de résidences inter-générationnelles, avec création d’un pôle de santé, dans le respect de la mixité sociale.

  • Logements sociaux : veiller au respect du quota, optimiser les logements existants en réaménageant si nécessaire, en rénovant ; favoriser la mixité sociale et générationnelle, faire en sorte que le logement soit une des voies vers l’insertion et le « bien vivre » dans la cité.

  • Augmenter le nombre de rotations de la navette de transport collectif gratuit (Ligne de bus Valette-Bocapole pour loisirs) pour l’accès aux services sociaux du Conseil Général en semaine et veiller à la mise en place d’horaires adaptés aux besoins des usagers (prise en compte des personnes à mobilité réduite).

  • Soutenir, voire développer les services municipaux d’aide à l’insertion des personnes en difficulté (logement, travail, vie sociale)

  • Favoriser l’acquisition pour ceux qui le souhaitent de  « terrains familiaux » pour les résidents sédentaires de l’actuelle aire d’accueil des gens du voyage. Étendre les capacités d’accueil sur tout le territoire de la communauté d’agglomération et continuer le travail social en direction de cette population.

Assurer la tranquillité publique et favoriser le « vivre ensemble » :

  • Connaître les autres par les échanges culturels, c’est dépasser les peurs et favoriser le « mieux vivre ensemble » : la vie associative, les rencontres dans les maisons de quartier, les animations des associations dont le Centre Socio-culturel sont des lieux privilégiés pour agir
  • Le Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) est un bon outil de connaissance et d’actions à conduire .Son passage à la communauté d’agglomération doit lui permettre de renforcer ses moyens humains et la mobilisation de tous les partenaires impliqués. Son action doit être permanente.
    En partenariat, la ville de Bressuire et ses communes associées pourraient initier un pôle de médiation sociale pour assurer la « Tranquillité Publique » avec formation et mise en place de médiateurs de proximité, citoyens volontaires dans leurs quartiers ou leurs villages : il s’agirait de prévenir ces incivilités qui génèrent le sentiment d’insécurité, d’apaiser les conflits de voisinage, de soutenir les personnes victimes et de faciliter ainsi la tranquillité publique..
    Des communes ont réussi ce pari ; pourquoi pas Bressuire ?